Mardi soir, Lyon a réussi à recoller au score deux fois, face à Barcelone, lors de la 5e journée du groupe E de la Ligue des Champions (2-2). La performance mérite d'être remarquée même si le Barça n'avait besoin que du match nul pour assurer sa place en huitième de finale. Grâce au succès de Stuttgart face à Glasgow (3-2), les Lyonnais sont à égalité de points avec les Rangers et joueront leur qualification - qui passe par la victoire - en Ecosse, dans quinze jours.
Video resume du match
Avant la rencontre, Lyon comptait un point de retard sur les Glasgow Rangers. Une victoire face au Barça permettait aux coéquipiers de Juninho de jouer leur qualification à coup sur, à Glasgow, dans deux semaines. Mais le match nul finalement arraché à Gerland face aux stars catalanes, s'il avait été conjugué avec une victoire écossaise, aurait signifié que l'OL aurait dû battre, avec au moins trois buts d'écart, les Ecossais chez eux... Une mission impossible. Il n'en est rien, les Allemands, déjà éliminés de toute compétition européenne et privés de leur buteur vedette Mario Gomez (auteur d'un doublé à Gerland), sont venus à bout des Rangers (3-2). Le 12 décembre, Lyon devra vaincre dans un Ibrox Park en feu.
Capitaine Juninho
Après la gifle reçue au Nou Camp (3-0), les protégés d'Alain Perrin avaient à coeur de faire un bon match face au Barça. A Gerland, l'équipe a subi la loi des Barcelonais mais a eu le courage de revenir à leur hauteur par deux fois. Après avoir concédé l'ouverture du score en tout début de rencontre par Iniesta, le capitaine Lyonnais, Juninho, égalisait sur... un coup franc. Son 34e avec l'OL. L'auriverde est en pleine forme puisqu'il a marqué à six reprises lors de ses cinq derniers matches. Et en seconde période, de nouveau menés suite à un penalty provoqué et mis au fond par Lionel Messi, c'est Abdulkader Keita, entré en cours de rencontre à la place de Fred, qui allait obtenir un penalty après avoir fait tourner la tête d'Eric Abidal. Juninho transformait et Lyon exultait. Sur le site de l'UEFA, Perrin revient sur le match de Juninho: "Nous avons eu le mérite de revenir deux fois au score. Juninho a été décisif ce soir. Il nous a apporté le plus dans la finition. Ce joueur ne tremble jamais".
Le résultat obtenu face à un Barça sans pression est intéressant. Seulement, une victoire aurait permis aux Rhodaniens de se déplacer en Ecosse en ayant besoin d'un petit point pour assurer leur qualification pour les huitièmes de finale de la Ligue des Champions. Sur le site officiel du club, Alain Perrin nourrit même quelques regrets après ce partage des points : "Un gros défi nous attend maintenant. C'est ce que je craignais. On avait les moyens de gagner ce match. Barcelone a su mener deux fois au score mais, même en fin de rencontre, je pensais que l'on avait les moyens de l'emporter. En tout cas on a eu des occasions. Les joueurs ont mouillé le maillot. Lors de leurs derniers matchs de Champions League, les Barcelonais n'avaient jamais concédé autant d'occasions".
Vaincre en Ecosse
Les Lyonnais étaient privés de leur perle offensive, Karim Benzema, blessé à une cuisse. Le jeune international tricolore était sorti en cours de rencontre, samedi, face à Rennes, lors de la 15e journée de Ligue 1 (0-2). Mardi soir, le puissant et technique Benzema a manqué sur le front de l'attaque lyonnaise; le Brésilien Fred étant encore en manque de compétition. Le joyau qui vaut "150 millions" selon Jean-Michel Aulas, sera sans doute du voyage à Ibrox Park. Il sera l'arme numéro 1 d'Alain Perrin pour trouver la faille.
Pour le technicien Gone, le déplacement en Ecosse s'annonce difficile: "Je suis déçu pour les joueurs qui auraient pu gagner ce match, ce qui nous aurait placés dans une tout autre configuration pour la "finale" à Glasgow. J'aurais aimé passer devant eux au niveau des points. Là, ils ne se découvriront pas, et il faudra être très attentifs à notre jeu et ne pas donner de ballon de contres qu'ils exploitent très bien".
Sidney Govou, en grande forme depuis le début de la saison et encore mardi soir se projette sur le match couperet de Glasgow : "Ce dernier match sera décisif pour les deux équipes. Il n'y a pas de raison de ne pas avoir confiance. Il faudra tirer les leçons du match aller. Il faudra faire un match de vainqueur. Ca pourrait être le début d'une belle aventure". A l'aller, les Gones avaient été humiliés sur leur pelouse (0-3). A l'époque Lyon n'était pas au mieux, que ce soit en C1 ou en L1. Aujourd'hui tout est différent, les Rhodaniens restent sur sept points pris lors de leurs trois derniers matches de Ligue des Champions; les Rangers un. Les Lyonnais savent ce qu'ils ont à faire à Glasgow et nul doute qu'ils feront tout pour se qualifier pour leur cinquième huitième de finale de Ligue des Champions consécutifs.
footbal.fr
Lyon joue sa qualification a glasgow
Pour atteindre les huitièmes, l'OL doit désormais disputer un match à quitte ou double en Ecosse. Sevrés de suspense en Ukraine, les internationaux français de Lyon auront bien droit à leur match couperet.
Raymond Domenech avait un seul regret à l'heure du déplacement sans suspense de l'équipe de France en Ukraine, la semaine dernière, pour le dernier match des qualifications à l'Euro 2008. "J'aurais aimé voir mes jeunes joueurs devoir aller chercher leur ticket dans un match couperet, expliquait alors le sélectionneur national. Ce genre de match forge le mental des joueurs et leur apporte beaucoup d'expérience." Ses Bleus n'y auront pas tous droit, mais Domenech peut au moins se rassurer au sujet de ses deux jeunes merveilles, Hatem Ben Arfa et Karim Benzema (sans oublier Toulalan, Clerc ou Govou) : les deux attaquants lyonnais vont bien vivre une rencontre à la vie à la mort avant la fin de l'année, à Glasgow, en Ecosse, le 12 décembre, pour un duel contre les Rangers où l'OL sera dans l'obligation d'aller chercher la victoire pour poursuivre sa route dans la plus grande compétition européenne. Ça va être chaud à Ibrox Park et Ben Arfa en salive d'avance : "C'est génial de disputer un match où tout se joue sur 90 minutes. C'est aussi pour ces moments-là que c'est un métier extraordinaire. Il y aura beaucoup de pression mais j'ai déjà hâte d'y être."
Premier enseignement pour Raymond : le génial Hatem semble aimer les soirées à tension où les grands joueurs font la différence. Car il y en aura, de la tension, sur la pelouse d'Ibrox Park. Et ce n'est pas l'entraîneur des Glasgow Rangers, Walter Smith, qui dira le contraire : "Une grande nuit nous attend dans deux semaines à Ibrox". Grande et belle. Avec du suspense, des coeurs qui battent, des souvenirs pour la vie. Et nul doute que notre bon Domenech verrait d'un bon oeil une victoire lyonnaise grâce à des buts de Benzema et Ben Arfa. Plus de raison de s'inquiéter, Raymond, ils vont l'avoir, leur match de toutes les peurs. Rien de mieux pour se blinder le mental en vue de l'Euro.
myfreesport.fr
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