Equipe de france

Espagne - France : 1-0

Benzema L'équipe de France s'est inclinée mercredi soir en Espagne (0-1) à l'issue d'un match très fermé où l'action s'est concentrée dans le dernier quart d'heure, avec le but espagnol de Joan Capdevila (80e) puis une succession d'occasions pour les joueurs de Raymond Domenech. Renforcés par Karim Benzema (entrée à l'heure de jeu) et Ben Arfa, ceux-ci ont fini par acculer la défense espagnole au point de mériter l'égalisation. Mais la tête de Benzema a touché la barre (90e) et Henry manqua un duel à sa portée, dans une fin de match électrifiée par le talent de Ben Arfa. Quand les Bleus étaient menés 1-0 à dix minutes de la fin, on a vu leur capacité de réaction, leur potentiel offensif symbolisé par Karim Benzema. Il n'y a plus de doute désormais : Karim mais aussi Hatem Ben Arfa ont la moëlle pour le haut niveau, et pas seulement la Ligue 1. Si le résultat est anecdotique, il faudra remporter ce type de rencontre à l'Euro, dans seulement quatre mois.

La prestation de Karim Benzema: Rentré à l'heure de jeu en remplacement d'Anelka, Benzema a provoqué le danger à chacune de ses prises de balle offrant même à ses coéquipiers la plus nette occasion du match avec une tête sur la transversale à la 90e minute de jeu.

France vs Iles feroe

Arrivés à Torshavn quelques heures avant le coup d'envoi, les Bleus ont su déjouer le piège féroien (6-0) pour continuer de rêver à l'Euro 2008. L'essentiel était fait après dix minutes de jeu et deux buts signés Anelka (7e) et Henry (8e), qui rejoint Platini en tête des meilleurs buteurs en Bleu. Il faudra en faire autant mercredi, contre la Lituanie.

Ben Arfa, Henry et Benzema ont inscrit quatre buts à eux trois. (Photo L'Equipe)
Mission accomplie. L'équipe de France, arrivée en tout début d'après-midi à Torshavn après un voyage quelque peu mouvementé, a su aller à l'essentiel pour revenir des Féroé avec ce qu'elle était partie chercher : les trois points (6-0). Sur un terrain bosselé et face à un adversaire extrèmement limité, les Bleus ont fait la différence en dix petites minutes. Tout d'abord par Nicolas Anelka (7e), pourtant assez nettement hors jeu, mais qui a su profiter de près d'un service parfait de Franck Ribéry. Puis par Thierry Henry, d'une frappe enroulée dont il a le secret (8e). Un but qui permet au Barcelonais d'entrer dans l'histoire en rejoignant Michel Platini à la première place des meilleurs buteurs en Bleu, avec désormais 41 unités au compteur. L'essentiel était fait. Avec un onze quelque peu remanié (Evra, Rothen et Sagna titulaires, Abidal défenseur central, Gallas sur le banc, Malouda en tribune), les Français, sans se montrer transcendants, ont alors mis le pied sur le ballon et se sont contentés de gérer tranquillement leur avance jusqu'à la pause.
Un trio arbitral remplaçant.


Le trio d'arbitres turcs désigné pour diriger le match n'a pas pu rallier l'archipel à temps en raisons des conditions climatiques, et un trio arbitral de Saint-Marin a été mobilisé. Ce trio était déjà aux Iles Féroé pour superviser Iles Féroé-Azerbaïdjan en Espoirs, qui était prévu ce samedi, et a été décalé au dimanche. Le trio d'arbitres turcs, qui passait par Copenhague, a passé la nuit de vendredi à samedi en Norvège. Leur avion n'a pu atterrir vendredi ni samedi matin en raisons des conditions climatiques (vent, brouillard, pluie givrante par moments).

Les Lyonnais crèvent l'écran

C'est au retour des vestiaires que les Bleus ont réellement appuyé sur l'accélérateur. Entré en jeu à la pause à la place de Nicolas Anelka, Karim Benzema n'a eu besoin que de trois petites minutes pour participer à la fête, en trompant Mikkelsen de la tête à la réception d'un coup franc déposé par Ribéry (48e, 3-0). Incapables de réagir, les locaux n'ont pu que constater les dégâts. Jérôme Rothen, pour sa douzième sélection, sa première depuis novembre 2005, a lui ouvert son compteur en Bleu en expédiant, sur coup franc direct, une superbe frappe enroulée du gauche en pleine lucarne (65e, 4-0). Mais la fin de match a été Lyonnaise. Benzema a d'abord profité d'un caviar de Henry pour réussir le doublé (79e, 5-0) et porter son total de buts en sélection à trois unités en cinq sélections. Son jeune compère en club, Hatem Ben Arfa, semble marcher sur ses pas. Entré en jeu à la 63e minute à la place de Ribéry, l'appelé de dernière minute a fêté sa première sélection par un but en force dans le temps additionnel (90e+3, 6-0). Les Bleus, qui n'avaient inscrit qu'un seul but en trois matches cette saison, ont rattrappé le temps perdu. La première étape vers la Suisse et l'Autriche a été franchie sans encombre. Reste à en faire autant contre la Lituanie, mercredi soir à Nantes.

Statu quo en tête du groupe B

Les trois équipes de tête ayant toutes gagné ce samedi, aucun changement n'est à signaler au classement. Vainqueur de l'Ukraine, plus tôt dans l'après-midi (3-1), l'Ecosse garde la tête devant l'Italie, venue à bout de la Géorgie (2-0) et deuxième à un point, et la France, troisième à deux points. Comme les Bleus, les Ecossais ont fait la différence en dix petites minutes grâce à Miller (4e) et McCulloch (10e), devant 50 000 supporters euphoriques. La réduction du score de Chevtchenko (25e), sur l'une des rares offensives ukrainiennes, n'a rien changé. Sereins et solides, les protégés d'Alex McLeish ont mis fin à tout suspense grâce à McFadden, peu après l'heure de jeu (68e). L'Italie, de son côté, a souffert face à la Géorgie mais a finalement assuré l'essentiel : la victoire (2-0). Privée de nombreux joueurs, (Zambrotta, Materazzi, Camoranesi, Perrotta blessés, Del Piero, Inzaghi, Gilardino non retenus, Cannavaro suspendu), la Nazionale, dominatrice mais trop brouillone offensivement, a débloqué la situation grâce à Pirlo sur coup franc juste avant la pause (43e). Pas plus inspirés après le repos, les hommes de Donadoni ont doublé la mise à cinq minutes du coup de sifflet final par Grosso, d'une frappe lourde sous la barre. L'Italie, exempte mercredi prochain, jouera donc une partie de son avenir lors de son prochain déplacement, le 17 novembre en Ecosse. McLeish et ses protégés pourraient eux se rapprocher encore un petit peu plus de l'Euro en cas de performance en Géorgie, mercredi. Pour Chevtchenko et les siens, en revanche, la messe est dite.

Benzema Nasri

Zinedine Zidane mise sur Benzema et Nasri

S.Nasri et K.Benzema en equipe de France

Quand Zidane parle, le monde du football français écoute avec attention. Comme en Argentine dès que Maradona ouvre la bouche ou en Allemagne lorsque Beckenbauer s’exprime. La semaine dernière, l’une des déclarations de notre Zizou national a encore produit son petit effet. Alors qu’on lui demandait lors d’une conférence de presse en Thaïlande, où il participait à un match de bienfaisance en faveur de jeunes atteints du sida, qui étaient les jeunes talents de l’équipe de France, Zidane a répondu en souriant : “Ils ne sont pas encore en équipe de France, mais Nasri, Gourcuff et Benzema sont des joueurs d’avenir et de talent...”. Cette confession, brève et concise, n’a pas tardé à faire le tour des gazettes françaises. Zidane en personne venait de confirmer que ces trois gamins, nés en 1986 et 1987 et souvent salués par les médias français pour leurs performances, étaient bien de futurs stars en puissance.
De fait, Yohan Gourcuff qui a déjà fait le grand saut vers l’Italie, est régulièrement aligné dans le Milan AC de Carlo Ancelotti. Quant à Samir Nasri et Karim Benzema, champions d’Europe des moins de 17 ans en 2004, eux, ce sont les deux perles de l’OL et de l’OM. Dimanche soir, dans le cadre du grand match diffusé par Canal+, Nasri et Benzema, purs produits Marseillais et Lyonnais, seront adversaires. Le face à face de ces deux espoirs du football français sera d’ailleurs l’une des grandes attractions de ce Lyon-Marseille. D’un côté, Samir Nasri le meneur de jeu essaiera de faire renaître un OM qui n’a pris que deux points lors des six dernières journées. De l’autre, Karim Benzema le buteur tâchera d’aider l’OL à prendre sa revanche sur une formation qui, mi-janvier, l’a éliminé de la Coupe de France (1-2).
Au sommet à 19 ans, Nasri et Benzema ont déjà pris de l’avance sur... Zidane. Le premier, aux portes d’une finale de la Coupe de France, en a déjà disputé une. Le second, habitué à la Ligue des champions, se dirige vers son troisième titre de champion de France et jouera à la fin du mois une finale de la Coupe de la Ligue. Au même âge, Zidane, lui, évoluait encore dans le modeste club de Cannes et ne comptait que quatre petits matchs en Coupe de l’UEFA. Nasri et Benzema sont bien des joueurs d’avenir et de talent...

source: lyoncapitale.fr

La releve

K.Benzema et S.Nasri la relève de l'équipe de France

Samir Nasri et Karim Benzema en equipe de France.

D'origine algérienne tous les deux, Samir Nasri et Karim Benzema représentent déjà la relève d'une équipe de France qui s'ouvre de plus en plus à de nouveaux talents. Portrait croisé de deux prodiges du football made in France...

Mercredi 28 mars 2007. L'équipe de France de Raymond Domenech accueille au Stade de France l'Autriche, en match amical. 53e minute : sur un coup franc à droite de la surface de réparation autrichienne, Samir Nasri, qui fête sa première sélection en bleu, décale en retrait à ras de terre Karim Benzema, lui aussi bizut et entré après la pause à la place de Djibril Cissé. Le Lyonnais ne se pose aucune question : d'une frappe puissante du pied droit, il devient le 91e joueur français depuis 1903 à marquer dès sa première cape. Au-delà des statistiques, ce but (le seul de la rencontre) sublime la forte amitié qui lie les deux joueurs. On serait même tenté de dire, les frères jumeaux. Leurs trajectoires en effet se ressemblent.

S.Nasri et K.Benzema, champions a 10 ans

Samir Nasri et Karim Benzema sont nés en 1987. Ils ont grandi dans une famille d'origine algérienne. Oranaise pour le premier, kabyle pour le second. Très vite, le football prend une place principale dans leur vie. Samir fait ses premiers pas dans la cité de la Gavotte-Peyret à Septèmes-les-Vallons, au nord de Marseille, où un certain Zinédine Zidane a joué au football. à 6 ans, le petit Samir honore sa première licence aux Pennes-Mirabeau. Moins précoce, Karim Benzema attend d'avoir 8 ans pour signer dans son premier club, Bron-Terraillon, en périphérie de Lyon. Doués, les gamins attirent très vite les recruteurs de la région. A 8 ans, Nasri est " transféré " à l'OM. L'OL, qui organise une journée de détection, ne résiste pas aux charges offensives de Benzema, âgé de 9 ans. Quelques semaines auparavant, avec son club, il avait réussi à battre les poussins lyonnais (2-1), présentés pourtant comme des terreurs locales. Devinez qui avait inscrit les deux buts de la victoire ? A 315 kilomètres de distance, les jeunes prodiges gravissent les échelons.

Pour sa première année à l'OL, Karim Benzema est sacré champion de France poussins. Lors d'un tournoi en salle, le Lyonnais croise le Marseillais. Défaite de l'OM " grâce " notamment à deux buts marqués par... Benzema ! Sur les bords de la Méditerranée, Samir Nasri est l'idole de son équipe. D'une habilité incroyable, il évolue en équipe de France des moins de 16 ans, puis dans celle des moins de 17 ans dirigée par Philippe Bergeroo, qui fut adjoint d'Aimé Jacquet durant la Coupe du Monde 1998. Alerté lors du tournoi international de Montaigu (printemps 2004) par la présence d'un " formidable" attaquant, Bergeroo s'empresse de sélectionner Karim Benzema, qui rejoint Samir Nasri à l'aube d'un championnat d'Europe organisé en France. Bien lui en prend puisque le Lyonnais débloque la situation lors du premier match contre l'Irlande du Nord (1-0). En compagnie d'Hatem Ben Arfa et de Jérémy Ménez, l'actuel Monégasque, ils s'offrent leur premier grand titre : champion d'Europe des moins de 17 ans.

Flatté puis agacé

Ce succès, le premier dans l'histoire du football français, les propulse dans la cour des grands. Les compères signent dans la foulée leur premier contrat professionnel. Mais l'éclosion du Lyonnais au plus haut niveau tarde à se concrétiser. Au contraire du Marseillais qui débloque son compteur en L1 le 12 septembre 2004, Benzema doit attendre le 15 janvier 2005. mais les places sont plus chères à Lyon qu'à Marseille. Depuis 2002, l'OL truste le titre de champion de France. Pas simple de s'imposer dans un tel groupe quand on n'a que 17 ans. Cela n'effraie pas celui qui refusera en décembre 2006 de porter le maillot national algérien. "Quand vous êtes au milieu d'internationaux aguerris, être jeune ne compte pas, analyse-t-il. J'ai la même pression que les autres. Le meilleur joue, c'est tout ! "

Jouer, Nasri le fait plutôt bien du côté du stade Vélodrome. Dès le début, il fait admirer sa technique et son aisance à se débarrasser de son adversaire direct. Créateur inné, évoluant derrière les deux attaquants de pointe, son style et ses origines rappellent inconsciemment Zinédine Zidane. Si, au début, la " ressemblance " le flatte, à force, elle finit par l'agacer : " C'est mettre beaucoup de pression sur un jeune homme. Zidane, c'est Zidane. Laissez-moi travailler et me faire mon propre nom. " Mais depuis la fin mars et cette première sélection en équipe de France, l'émancipation est en marche. Fraîchement élu meilleur espoir de L1 2006-2007 (Benzema était également nommé dans la catégorie), Samir Nasri, bientôt 20 ans, devrait vite devenir le fer de lance d'une génération que tous les spécialistes présentent déjà comme exceptionnelle. L'équipe de France n'en demandait pas tant !

source: myfreesport.fr