Arrivés à Torshavn quelques heures avant le coup d'envoi, les Bleus ont su déjouer le piège féroien (6-0) pour continuer de rêver à l'Euro 2008. L'essentiel était fait après dix minutes de jeu et deux buts signés Anelka (7e) et Henry (8e), qui rejoint Platini en tête des meilleurs buteurs en Bleu. Il faudra en faire autant mercredi, contre la Lituanie.
Le trio d'arbitres turcs désigné pour diriger le match n'a pas pu rallier l'archipel à temps en raisons des conditions climatiques, et un trio arbitral de Saint-Marin a été mobilisé. Ce trio était déjà aux Iles Féroé pour superviser Iles Féroé-Azerbaïdjan en Espoirs, qui était prévu ce samedi, et a été décalé au dimanche. Le trio d'arbitres turcs, qui passait par Copenhague, a passé la nuit de vendredi à samedi en Norvège. Leur avion n'a pu atterrir vendredi ni samedi matin en raisons des conditions climatiques (vent, brouillard, pluie givrante par moments).
Les Lyonnais crèvent l'écran
C'est au retour des vestiaires que les Bleus ont réellement appuyé sur l'accélérateur. Entré en jeu à la pause à la place de Nicolas Anelka, Karim Benzema n'a eu besoin que de trois petites minutes pour participer à la fête, en trompant Mikkelsen de la tête à la réception d'un coup franc déposé par Ribéry (48e, 3-0). Incapables de réagir, les locaux n'ont pu que constater les dégâts. Jérôme Rothen, pour sa douzième sélection, sa première depuis novembre 2005, a lui ouvert son compteur en Bleu en expédiant, sur coup franc direct, une superbe frappe enroulée du gauche en pleine lucarne (65e, 4-0). Mais la fin de match a été Lyonnaise. Benzema a d'abord profité d'un caviar de Henry pour réussir le doublé (79e, 5-0) et porter son total de buts en sélection à trois unités en cinq sélections. Son jeune compère en club, Hatem Ben Arfa, semble marcher sur ses pas. Entré en jeu à la 63e minute à la place de Ribéry, l'appelé de dernière minute a fêté sa première sélection par un but en force dans le temps additionnel (90e+3, 6-0). Les Bleus, qui n'avaient inscrit qu'un seul but en trois matches cette saison, ont rattrappé le temps perdu. La première étape vers la Suisse et l'Autriche a été franchie sans encombre. Reste à en faire autant contre la Lituanie, mercredi soir à Nantes.
Statu quo en tête du groupe B
Les trois équipes de tête ayant toutes gagné ce samedi, aucun changement n'est à signaler au classement. Vainqueur de l'Ukraine, plus tôt dans l'après-midi (3-1), l'Ecosse garde la tête devant l'Italie, venue à bout de la Géorgie (2-0) et deuxième à un point, et la France, troisième à deux points. Comme les Bleus, les Ecossais ont fait la différence en dix petites minutes grâce à Miller (4e) et McCulloch (10e), devant 50 000 supporters euphoriques. La réduction du score de Chevtchenko (25e), sur l'une des rares offensives ukrainiennes, n'a rien changé. Sereins et solides, les protégés d'Alex McLeish ont mis fin à tout suspense grâce à McFadden, peu après l'heure de jeu (68e). L'Italie, de son côté, a souffert face à la Géorgie mais a finalement assuré l'essentiel : la victoire (2-0). Privée de nombreux joueurs, (Zambrotta, Materazzi, Camoranesi, Perrotta blessés, Del Piero, Inzaghi, Gilardino non retenus, Cannavaro suspendu), la Nazionale, dominatrice mais trop brouillone offensivement, a débloqué la situation grâce à Pirlo sur coup franc juste avant la pause (43e). Pas plus inspirés après le repos, les hommes de Donadoni ont doublé la mise à cinq minutes du coup de sifflet final par Grosso, d'une frappe lourde sous la barre. L'Italie, exempte mercredi prochain, jouera donc une partie de son avenir lors de son prochain déplacement, le 17 novembre en Ecosse. McLeish et ses protégés pourraient eux se rapprocher encore un petit peu plus de l'Euro en cas de performance en Géorgie, mercredi. Pour Chevtchenko et les siens, en revanche, la messe est dite.
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